VR/AR : une nouvelle phase de la transformation digitale

22 Décembre 2017

4 min de lecture

Deux nouvelles technologies, la réalité virtuelle et la réalité augmentée, sont petit à petit adoptées par les professionnels et permettent, dans tous les domaines, de poursuivre la grande transformation digitale qui touche le monde de l’entreprise. Encore faut-il un équipement apte à répondre aux nombreuses attentes !

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La réalité virtuelle (VR) et la réalité augmentée (AR) sont deux technologies en plein essor auprès du grand public mais aussi et surtout auprès des professionnels. Et elles touchent de nombreux domaines : de la maintenance d’un Rafale à la formation de techniciens travaillant sur des installations à risque, en passant par la chirurgie ou la vente. Mais comme souvent avec la technologie, il reste des freins qu’il faudra surmonter pour une adoption encore plus massive.

Pouvoir se reposer sur des solutions fiables

La première contrainte est certainement celle qui touche directement au matériel car ces technologies nécessitent des ordinateurs surpuissants et des casques aptes à proposer de réelles expériences immersives. HP propose désormais une solution complète, puissante et pratique car elle permet une totale autonomie. En effet, elle s’affranchit de l’enchevêtrement de câbles qui entravaient les mouvements jusqu’à présent. Le HP Z VR Backpack se présente sous la forme d’un sac à dos qui intègre des batteries et un PC miniature ultrapuissant, en fait une station de travail miniature. Il suffit d’y connecter le casque et l’utilisateur est enfin libre de ses mouvements, en totale immersion. La station intègre Windows 10 professionnel mais aussi des processeurs Intel de 7ème génération et une carte graphique Nvidia Quadro P5200. Elle peut s’utiliser à demeure raccordée à un écran, une souris et un clavier. Pour passer à la VR, il suffit de la mettre dans le sac à dos, d’y connecter le casque de réalité virtuelle et de lancer l’expérience VR. Pour les expériences qui nécessitent une superposition au monde réel, les lunettes de réalité virtuelles de plus en plus légères et performantes permettent de s’immerger tout en restant en contact avec son environnement.

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La seconde contrainte est, elle, directement liée au contenu. De la même manière que pour profiter d’un téléviseur 4K, il faut du contenu en haute résolution, pour la VR/AR, il faut développer des contenus et des logiciels. Présent lors de la journée AR/VR Business Day organisée par l’Usine Digitale, Julien Barthès, responsable commercial chez Diota précisait : « L’une des clés de la réussite réside dans le développement de contenus en 3D et pour cela il faut des compétences. ». Il faut aussi développer d’autres solutions collaboratives de manière à pouvoir travailler à plusieurs en virtuel ou encore à prendre des notes en commande vocale sans stopper son activité.

Gain de temps, de compétences et d’argent !

Mais l’adoption de ces deux technologies présente aussi de nombreux avantages. Par exemple dans le domaine médical, les formations de chirurgiens en réalité virtuelle permettent tout simplement de ne plus s’exercer sur de vrais corps. L’entraînement et le perfectionnement se font dans un environnement virtuel. C’est ce que propose la société Virtualsurg. Nicolas Mignan, son fondateur explique : « Les chirurgiens ont besoin d’entraînement pratique. Nous leur proposons de le faire via un simulateur en réalité virtuelle. ». De son côté, la société Tera Recon propose des dispositifs de réalité augmentée. Le patient est entièrement reconstitué sous la forme d’un hologramme. Pour le Dr Thomas Gregory qui a réalisé récemment la toute première intervention chirurgicale avec l’aide de la réalité virtuelle : « On est à un tournant dans la chirurgie. La réalité augmentée est une aide en temps réel et permet des interventions avec plus de sécurité. Mais, là encore il faudra créer pour chaque spécialité le bon logiciel. ».

Chez Alstom, on utilise ces technologies pour la conception mécanique. La réalité virtuelle permet de travailler et d’aller le plus loin possible dans la conception évitant la fabrication de maquettes physiques onéreuses. C’est un gain de temps et d’argent. Pour Philipe Cas, Operational Marketing Manager : « Les technologies VR/AR permettent de décider d’un maximum de choses sur des fichiers numériques avant de construire la première maquette physique. Elles doivent permettre de simuler les problématiques industrielles avant construction. ».

La réalité augmentée est une technologie particulièrement adaptée pour les opérations de maintenance et notamment sur des sites à risque. L’intervention est plus précise avec à disposition des informations en temps réel. C’est un véritable parcours holographique qui vient se superposer sur le lieu de l’intervention. L’opérateur dispose ainsi d’informations supplémentaires, il est guidé pendant toute la procédure, tout en gardant les mains libres. C’est comme un assistant virtuel qui permet de gagner en compétence, en temps d’intervention, et en coût bien sûr !

Enfin, l’adoption de ces technologies a un impact positif sur l’image de l’entreprise. Pour une entreprise qui présente un projet à un client, ces solutions apporteront un réel plus. Il est évident qu’au-delà du prototypage et du design ou encore de la maintenance, tout projet présenté en réalité virtuelle devient palpable avant son existence, que ce soit la visite d’une maison à construire ou l’essayage d’une robe avant de la coudre. Dans le cadre d’un recrutement, elles développeront l’attractivité. La 3D immersive devient peu à peu la norme au quotidien pour les jeunes générations, les industries, les services et le commerce doivent suivre le mouvement pour rester attractives, tout comme elles doivent équiper leurs futurs employés d’outils informatiques performants, polyvalents et design, tels les notebooks HP EliteBook.