La réalité virtuelle en entreprise

2 Mai 2018

4 min de lecture

Réalité virtuelle, Réalité augmentée, voici des technologies désormais omniprésentes dans le monde professionnel. A l’occasion de Laval Virtual, le salon dédié à ces nouvelles technologies, zoom sur les solutions proposées aux entreprises.

La réalité virtuelle en entreprise (Desktop)

 

Pour qui s’intéresse à la réalité augmentée et/ou virtuelle… il fallait se rendre à Laval en avril dernier. En effet, la ville de Mayenne a concentré le temps de quelques jours le must du must de l’innovation et des nouvelles technologies en la matière. Le salon rassemble depuis 1999 et chaque année les acteurs du virtuel et permet aux nombreux visiteurs de découvrir les évolutions, les projets et de tester les casques et autres installations VR/AR. Ces technologies intéressent de plus en plus le grand public mais sont déjà bien connues et utilisées dans le monde professionnel. Il y a une vraie tendance et la transition est en cours notamment dans l’industrie mais aussi dans d’autres secteurs comme la formation, la santé, le bâtiment ou encore le tertiaire. Il faut dire que ces technologies présentent de nombreux avantages. Ce sont des outils qui favorisent la compétitivité mais aussi qui donnent une image moderne et séduisante des sociétés utilisatrices ! Voici quelques projets professionnels présentés sur le salon.

Concevoir une voiture avec la réalité virtuelle

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A l’occasion du Salon Laval Virtual, Immersion, la société Bordelaise devenue « leader européen de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée et des solutions collaboratives pour le monde de l’industrie et de la recherche », a permis au public de découvrir quelques projets de taille à commencer par un système CAVE de design immersif. Bien sûr, ce cube de 3 mètres n’avait pas été reconstitué sur place mais un écran géant permettait de donner une bonne idée du projet. Le CAVE est donc tout un système immersif qui permet d’entrer littéralement dans un environnement virtuel grâce à ces murs incrustés d’écrans avec projection d’images. En parallèle, il permet la projection holographique d’un objet, une voiture par exemple, dont la maquette numérique apparait en 3D à l’échelle 1 :1. « Pour ce genre d’installation, nous avons besoin de beaucoup de puissance de calcul. Nous nous reposons sur des solutions HP et notamment des stations de travail Z8 montées en cluster. » explique Matthieu Lépine, responsable marketing.

L’intérêt de cette structure par rapport à un système 100% en réalité virtuelle est qu’on peut travailler de manière collaborative. En effet, un casque de réalité virtuel entraine obligatoirement un certain isolement. Avec cet équipement, les collaborateurs sont équipés de casques qui leur laissent la possibilité de se voir et d’interagir tout en travaillant dans le même environnement virtuel et holographique. « Cette solution est utilisée notamment dans le secteur de l’automobile. Les voitures sont modélisées en 3D mais tout ne peut pas se faire sur écran et à un moment, on a besoin de voir l’objet en volume pour tout vérifier avant la mise en production. La vue en 3D, en volume et à la bonne échelle permet à tout le monde d’avoir le même référentiel et de contrôler le design, le volume mais aussi les matières et leur comportement dans différents environnements... Cela facilite les prises de décisions et la communication » ajoute Matthieu Lépine.

L’éditeur de logiciel TechViz, également présent sur le salon, apporte une solution logicielle intéressante. En effet, son logiciel TechViz XL permet d’afficher, du PC ou le fichier est stocké dans un système CAVE, un fichier 3D en réalité virtuelle de manière instantanée et sans conversion. Sans ce logiciel, les délais nécessaires aux calculs sont longs et surtout on n’a pas un aperçu instantané lorsqu’on travaille sur la maquette numérique. TechViz dispose d’un showroom avec un système CAVE à Paris. L’installation étant sponsorisée par HP, TechViz a intégré en cluster cinq Stations de travail Z620.

 

Une formation en réalité virtuelle mais bien réelle

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La formation est l’une des applications phare de la réalité virtuelle, elle présente il est vrai de nombreux avantages. Elle permet de travailler et former sur une maquette numérique, cela implique qu’il n’y a plus besoin de l’objet physique. Dans le cadre de l’aéronautique, il est certain qu’il est plus simple de chausser un casque et de travailler sur un moteur d’avion en virtuel que de l’apporter sur le lieu de formation et de l’immobiliser des jours, voire des semaines. Autre avantage, la maquette numérique permet de voir l’extérieur mais aussi l’intérieur d’un objet. Enfin, en quelques clics on accède à tous les modèles de moteurs pour peu qu’il existe une maquette numérique. La formation peut donc porter sur plusieurs modèles très facilement.

Dans le cadre d’une formation collaborative proposée par Immersion, formateur et élève portent un casque de réalité virtuelle qui leur donne accès à la maquette 3D. Cette solution permet de voir l’objet, de le manipuler, de prendre des mesures et même, directement dans l’environnement, de prendre des notes. On peut également faire des plans de coupe, faire des captures d’écran et ainsi créer un rapport suite à la formation. « Notre dispositif de formation collaborative facilite la formation, fait gagner du temps et s’avère plus économique. Technologiquement, elle nécessite des ordinateurs puissants. Nous avons opté pour des stations de travail Z6 de HP » précise Matthieu Lépine.

 

Décharger les opérateurs avec l’usine 4.0

Immersion présentait aussi une solution baptisée l’usine augmentée ou usine 4.0. Le dispositif exploite la réalité virtuelle, augmentée et mixte. Ce dispositif peut être utilisé dans le cadre d’un contrôle qualité sur un véhicule. L’opérateur disposera d’un casque à travers lequel il pourra, par exemple, suivre une check liste tout en gardant les mains libres. L’objectif est de faciliter le travail d’un opérateur, le rendre plus simple, plus rapide grâce à la technologie. En diminuant sa charge cognitive, il peut se concentrer sur son travail et ainsi réduire les erreurs.

Si on oppose souvent ces technologies, pour Matthieu Lépine, elles sont au contraire complémentaires et viennent toutes assister l’humain. Elles n’ont pas non plus comme but de remplacer l’humain. Au contraire, elles permettent à l’humain de se concentrer sur ce que la technologie ne peut pas faire à sa place !